J’avais promis, j’avais juré-craché, j’allais essayer les couches lavables! Et bien, toi qui me lis ( c’est une figure de style. Ce post n’est adressé à personne en particulier et, je crois avoir au moins deux lecteurs. Enfin, je pense… ), sache que je m’y suis tenue et que voici le premier post d’une longue série ( j’espère) sur ma nouvelle vie de Mère Denis et donc, mes aventures au pays des couches dites durables.

Tout d’abord un petit rappel sur mes motivations. Non, je ne suis pas une écolo endurcie. Comme tout le monde je trie mes ordures, j’ai réglé ma chaudière sur pas trop chaud, je ne prend pas mon auto pour aller acheter ma baguette, j’éteins la lumière quand je m’en vais, je n’achète que des fruits et légumes de saison et je ré-utilise mon papier d’imprimante pour faire des gribouillis.

Mais bon, laver des couches sales, j’avais un doute sur la longévité de mes motivations.

Et bien, depuis que j’ai découvert qu’un bébé, avant d’être propre, consomme environ 6000 couches, qui ne seront pas recyclées, ce qui représente un budget de 1500 Euros ( à raison de 0,25 centimes la couche, et ce en moyenne. Parce que si, comme moi, vous avez cédé aveuglément aux sirènes de la Pampers Easy Fit, qu’on vous a envoyée pernicieusement par la poste pour les trois mois de votre loupiot, et bien c’est 0,50 centimes, la couche!!), je suis très motivée.

De plus, j’ai lu ici ou que les poudres gélifiantes contenues dans ces miracles de la pétrochimie moderne qui font les fesses toujours sèches, étaient allergisantes pour certains bébés.

J’ai attendu la diversification alimentaire quand même, soit six mois pour Lalo, parce qu’avant, je craignais de me décourager trop vite en raison des fuites causées par des selles trop liquides et autres joyeusetés.

Comme d’habitude je mes suis tournée vers Fafa, ma super copine maman de trois enfants et spécialiste du bio et du maternage de proximité. Elle m’a donné des conseils très précieux que voici :

  • Prends des couches avec des elastiques autour des cuisses pour éviter les fuites
  • Prends si possible des couches tout en un en bambou ou en polaire ou alors des couches avec des inserts en polaire. C’est plus absorbant et surtout ça sèche plus vite. Comme ça tu n’as pas besoin d’acheter trop de couches au début.
  • Achète des petits feuillets en non tissé que tu pourras jeter aux toilettes une fois sales (si popo) et laver en machine avec les couches (!!) si ils sont justes mouillés.
  • Lave tes couches à part, avec de la poudre, la lessive liquide ça “encrasse” les fibres à la longue et les couches n’absorbent plus bien. Pour les désinfecter, ajoute quelques gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé ou de lavande. Une fois de temps en temps, lave les avec des noix de lavages.
  • Stocke les couches sales trois jours maximum, dans à seau en plastique fermé avec une lingette imbibée d’huile essentielle de lavande ou d’arbre à thé.

J’ai suivi ses conseils, et pour le moment, c’est plutôt facile. J’ai acheté  sur Lili Nappy deux modèles de couches, les Lulu Nature en chanvre et les La p’tite prairie Sweet Classic Pocket, qui sont super jolies et un peu rétro en tissu imprimé.

 

Les deux  sont bien absorbantes, avec peut être un plus pour les Lulu Nature. J’ai acheté les inserts en non tissé Lulu Nature et c’est tout simplement génial. Je les ai lavé une fois et ils ont l’air d’avoir supporté le traitement.

Financièrement c’est aussi très avantageux, à 19 Euros la couche, avec éventuellement des inserts en polaire ou en bambou à environs 3 Euros plus 2,50 Euros la boite de 50 inserts jetables, pour 300 Euros en tout et pour tout, on peut avoir des couches jusqu’à ce que bébé soit propre.

Je continue mon test et vous ferai part régulièrement de mes trouvailles en la matière. faites moi part vous aussi de vos expériences ou de vos questions. J’aime à penser qu’il y a de plus en plus de mères Denis qui s’éveillent chaque jour.